Veni, Vidi, Arrivederci — GP de Locminé 2020

Ligne de départ du GP de Locminé 2020 — photo Ouest France

1ère épreuve de l’année 2020

Covid-19 et confinement oblige, cette épreuve est — tous sports confondus — la première de ma saison sportive 2020. Ouverte aux “amateurs”, j’ai pu m’inscrire à ce critérium quelques minutes avant le départ simplement. Face à moi — qui ne suis licencié dans aucun club — je n’ai que des cyclistes inscrits dans différentes équipes bretonnes. Disons qu’il y a “amateur” et “amateur” quoi… Le niveau global du plateau est très élevé. Et avec mes 60 à 100 kilomètres par semaine — majoritairement effectués sur home-trainer en indoor je suis un petit rigolo face à ces Espoirs et Élites

Ils sont tous bien relax… !
Loin d’imaginer que j’allais être autant à la ramasse…

Départ de la course à 19h

3–2–1… ça part à fond ! Et — Première erreur — je me suis fait avoir dès les premiers mètres. Ils sont tous partis comme des balles. Je recolle légèrement à la queue du peloton à mi-circuit. Avant de perdre à nouveau la jonction après un faux-plat.

Le départ — en caméra embarquée

Début de la pluie, et 2nde erreur

La pluie a commencé à tomber entre 19h30 et 20h, avant de s’intensifier ensuite. Au 30e kilomètre, je commence à me dédoubler de concurrents qui m’ont déjà collé x tours d’avance. Mais à l’entrée d’une longue courbe en descente prise à 30/40 km’h… C’est la chute ! Mon vélo a glissé, et je me suis retrouvé 30 mètres plus loin sur le dos, avec pas mal de bobos : épaule, bras, cuisse, tout mon côté droit a pris cher…

J’ai payé, je roule !

Malgré ma chute, et une déformation de la patte de mon dérailleur arrière — ce qui m’empêche de descendre les vitesses de mon vélo comme je le souhaiteil n’y a aucune raison que j’abandonne. Je me sens frais, et ce n’est pas la pluie qui va m’empêcher de profiter de cette expérience sportive !

Caméra embarquée, sous la flotte — et un piéton dangereux à 5'22

Fin de course & constat sportif

2 heures plus tard, les vainqueurs passent la ligne d’arrivée. Ils ont fini de boucler les 40 boucles de ce circuit en ville, soit 85 kilomètres… Avec une moyenne hallucinante de 44km’h ! Dans le même temps, j’aurai effectué une distance de 64 kilomètres. Ce qui me place 21 kilomètres derrière eux… — un gouffre.

  • ce jour-là, je n’ai pas atteint son niveau de performance en puissance. Ce concurrent a fait une pointe vers les 950 watts, quand j’ai plafonné à 550 watts ;
  • ni en endurance. La courbe prouve qu’il tient plus longtemps les watts que moi.
Comparaison via la courbe de puissance — Strava
  • soit, j’en ai laissé sous le coude pendant toute cette course. Je n’avais aucun enjeu, certes. Mais bon… Je dois aussi admettre que parcourir 80km à fond, ce n’est pas/plus dans mes habitudes. Le triathlon impose de la fraîcheur dans les jambes après le vélo. Il faut croire que ce marqueur est bien (trop) présent dans mon cerveau.
  • soit, je me suis laissé impressionner par le niveau des concurrents. Rouler contre des Espoirs et des Élites, on dira ce qu’on veut, mais franchement… ça pique.
  • j’ai développé une moyenne de 202 watts. Ma PMA estimée est à 320 watts. J’ai passé 3% de mon temps en neuromusculaire.
  • le même concurrent ci-dessus a développé une moyenne de 269 watts, et sa PMA est à 356. Il a donc été développé 25% de force supplémentaire que ce que j’ai pu réaliser.

Zoom sur les choix techniques

Au départ de la course, j’ai constaté que de nombreux concurrents avaient de supers jantes aérodynamiques. Une grosse hauteur de jante, des jantes carbones… voilà déjà — selon moi — une raison technique de leur abandon : les jantes carbones, ça freine mal avec des patins ! Et une grosse hauteur de jante, c’est une prise au vent latérale qui peut être dangereuse.

La bête

Comment être + fort ?

L’expérience était riche d’enseignement. Certes, je finis dernier classé. Mais le principal, c’est d’en sortir grandi. Typiquement, il faut que je me pose les bonnes questions, pour augmenter mon niveau. Mon objectif sportif n’étant pas de participer à ce genre de critérium — mais plutôt à des triathlons — j’ai plutôt une approche d’entraînements croisés. Côté cyclisme, il me faudrait :

  • continuer à augmenter mon FTP, et continuer à travailler sur Home-Trainer, avec des exercices en anaérobie et au seuil ;
  • multiplier les sorties IRL pour rendre l’habitude de prendre le vent de face ou latéral. Et de travailler mes relances, et ma position sur la selle — le fameux CX.
  • mieux lire mes datas pendant mes sorties, pour m’obliger à changer de braquer pour améliorer mes cadences de pédalages par exemple.

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Entrepreneur, Ecommerce & digital consultant — Sport passionate / Challenge lover

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David Desrousseaux

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