Abandon prématuré — Triathlon L de Deauville 2019

Arrivée la veille (vendredi)— retrait du dossard

4h de route en famille, et nous voilà arrivés à Deauville. Une fois installés à l’hôtel, direction la plage. Il fait beau. L’ambiance est à la fête. Tout semble bien parti, pour que le week-end soit parfait.

Retrait du dossard 893 : checked!
Votre serviteur, prêt à en découdre
Les Planches de Deauville, le long de la plage normande
Les bouées qui délimiteront le parcours natation attendent dans leur box

H-5 / 9h (samedi)— Briefing de course

Après une nuit mouvementée (mon petit bonhomme a une grosse poussée de dents… du coup réveils et pleurs toute la nuit), il faut se présenter au briefing de course à 9h. Les 1100 inscrits dont je fais partie sont conviés à se présenter au Cinéma du Casino Barrière, pour assister à l’ensemble des consignes de sécurité. Et autres infos importantes pour la course.

Briefing en cours / présentation du circuit vélo

H-2 / 12h — Installation du stand

Une fois le briefing terminé, il me reste 4h pour manger, m’hydrater, préparer mes affaires, finir de régler mon vélo, me reposer… et me diriger à midi pour l’ouverture du parc à vélos.

Préparation de mon stand en cours
L’espace pipi-room et les toilettes sèches. Il y a la queue !
Ambiance dans les stands, 1 heure avec le départ. Il fait beau. 22°
Le temps de parcourir le trajet des stands en sens inverse, pour localiser facilement mon vélo lors de la première transition

H-30min. / 13h30 — Direction la plage pour la première épreuve : la natation — 2km

Une fois les stands prêts, la plupart des concurrents enfilent leurs combinaisons de natation en Néoprène. La combinaison a été déclarée non obligatoire quelques minutes auparavant, car l’eau a été mesurée à une température supérieure à 17° — selon les officiels de la Fédération Française de Triathlon. Mais honnêtement, la combinaison c’est un avantage certain, puisqu’elle améliore la flottabilité. Et pour ma part, vu mes faibles qualités de nageur, impossible d’imaginer que j’irai dans l’eau sans ma combinaison !

On enfile la combinaison… direction la mer !

14h — Départ de la course !

  • Mais qu’est ce que vous faites ?
  • Monte, c’est pas en nageant comme ça que tu vas y arriver.
  • Non, mais je n’ai aucune envie d’abandonner.
  • Ok, comme tu veux.

Conclusion

24 heures après cet échec, je tenais à crever l’abcès par écrit. Ecrire me permet de comprendre. De comprendre ce qu’il s’est passé. Pourquoi ai-je abandonné ? Mon récent triathlon de Cannes m’a fait vivre une toute autre aventure. Je ne m’attendais pas à ça. Là, j’ai subi une grosse désillusion.

L’affaire du jet-ski

Déjà, je pense que sans les gars du jet-ski, j’aurais pu terminer pile dans le cap des 1h10 l’épreuve de natation. Certes, dernier. Et certes, très difficilement. Et en y laissant beaucoup d’énergie. Mais franchement, je suis en confiance sur les autres disciplines. J’imagine que — étant parti dans le groupe des débutants — les arbitres ont dû regarder leur chrono et oublié d’y ajouter les 5/6 minutes de retard de mon sas. Et se dire que j’étais donc hors de la barrière chrono. Sans leur présence, je n’aurais pas cherché la facilité. Car oui, abandonner c’est facile. Et c’est ce qui me dévore le plus. Ce n’est pas mon genre. Fais chier.

Effectuer le parcours M plutôt que le L ?

Une fois arrivé à l’hôtel, ma fièvre commençait déjà à pointer le bout de son nez… Mais je me repassais sans cesse le film de ma course. J’avais fini la première boucle des 2km. Autrement dit, j’aurais pu avancer à l’épreuve suivante, si j’avais choisi de concourir sur la distance M — dite Olympique — plutôt que la L. Sauf que… tous les dossards étaient déjà vendus, et le site d’échange de dossards avait clôturé les échanges le matin-même. En même temps, mon état se dégradait. Et mon bébé n’était pas non plus dans une forme olympique… Fin du rêve.

Progresser en natation

Même si Cannes s’est bien passé, je dois me rendre à l’évidence : ma natation est grotesque. Je dois progresser, voire même carrément reprendre les bases avec de vrais cours. Si je veux terminer dans de bonnes conditions des distances L et programmer ensuite des Iron-man 70.3 & 140.6, je n’ai pas trop le choix. Je dois travailler ma technique et gagner en expérience en natation.

Ne pas s’arrêter sur un échec

Il n’y a rien de pire que de ressasser. C’est aussi une des raisons qui me pousse à écrire. En écrivant mon vécu, je fais une sorte de deuil sur cette défaite. Et je regarde la suite. La suite, c’est : le semi-marathon de Dublin, les 8 heures de Spa-Francorchamps en solo (vélo). Et la Diagonale des Fous à la Réunion en Octobre. Et j’ai déjà une partie de mon planning sportif sur 2020.

A quand un prochain triathlon ?

Je m’étais fixé un premier Iron-man 70.3 dans 1 an en Espagne. Mais je pense qu’il me faut faire les choses par étape pour limiter les risques d’autres désillusions. Participer à des triathlons plus courts S ou M. Et bien m’entrainer, sur la durée. Avec une vraie dose de natation. Et pourquoi pas tenter des duathlons, qui se limitent à course à pied et vélo.

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Entrepreneur, Ecommerce & digital consultant — Sport passionate / Challenge lover

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David Desrousseaux

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