6e Marathon — Marathon de Vannes 2021

En tant que ch’ti fraîchement converti en breton morbihannais, je me laisse parfois tenter par les épreuves locales. Inscrit en 2019 juste avant les confinements du Covid, j’avais totalement oublié ma réservation au marathon de Vannes pour 2020. Et quelques jours avant l’épreuve — reportée l’année d’après — je reçois un mail des organisateurs me confirmant mon inscription…

Sans aucune préparation spécifique — mais avec du sport quasi quotidien tout de même — je décide de relever ce beau défi. Après tout, l’année 2020 et le début 2021 ont tellement été nuls sur le plan des événements sportifs que ce serait dommage de rater de belles occasions.

A Barcelone en 2019, j’avais fini le marathon en 3h11. Clairement, vu ma faible préparation et les nuits courtes du jeune papa que je suis, impossible de rêver mieux à 1 semaine de l’échéance.

Départ depuis les remparts de Vannes

Sur la ligne de départ, on retrouve les habituels meneurs d’allure. Avec leurs fanions “3h00”, “3h15”, “3h30”, etc. Je me faufile parmi les coureurs pour rejoindre les premières lignes. Pour ne pas avoir à piétiner lors des premiers mètres. J’arrive finalement à me rapprocher du meneur des 3h15, à quelques minutes du départ.

Zéro stress.

Prêt à en découdre !

Après un spectacle de feux d’artifices, le départ est lancé à 9h30. 1 mois auparavant, j’avais participé au Semi-Marathon Auray-Vannes. Et le départ du semi était plutôt rapide. Là, on sent bien qu’on est sur un marathon… Il y a sûrement quelques foufous devant, mais la majorité des coureurs font bien attention à ne pas se fatiguer prématurément.

Quelques minutes après le début de la course, je me retrouve rapidement devant le groupe des 3h15. Et les 3h00 sont en ligne de mire. Alors… même si je ne suis pas certain de réussir à les suivre toute la course, je tente quand même de les rejoindre….

Et vers le 5e kilomètre, j’opère la jonction avec le petit peloton des 3h00. Il n’y a qu’une dizaine de coureurs dans ce groupe. Et j‘y retrouve le champion de mon club — Simon — qui court là son premier marathon.

Avec le groupe des 3h00 au passage du 10e kilomètre

Finalement, tout se passe bien. Je suis le rythme assez facilement. Le meneur d’allure fait bien le job, et adapte sa vitesse en fonction du dénivelé. La température est idéale, ni trop chaud, ni trop froid. Et puis les quelques spectateurs sur le bord de la route nous motivent comme il faut.

Bref, parfait.

Le début des problèmes

Arrivés vers le 15e kilomètre sur la presqu’île de Conleau, je m’arrête quelques secondes pour remplir ma gourde. En effet, le Marathon de Vannes 2021 se veut être exemplaire : pas de déchets, pas de gobelets, ni carton, et encore moins plastique.

Je ne peux que valider cette idée.

Sauf que sportivement, cela nous impose de marquer un temps d’arrêt, de bien positionner sa gourde sous les bonbonnes d’eau spécifiques. Et de se servir.

On voit bien l’arrêt au 15e, la pause pipi au 27e, et le ralentissement du rythme ensuite :/

J’avoue que cet arrêt de 10/15 secondes — et le refroidissement instantané de mes muscles — m’ont fait souffrir. Mon rythme est cassé. Et le groupe des 3h00 me distance d’une dizaine de mètres. C’est beaucoup et peu à la fois. Alors, je force un peu pour les remonter. Et je reste proche d’eux jusqu’au 18e kilomètre.

Là, je commence à payer cet effort.

Mais surtout mon manque de préparation spécifique !

La traversée de Vannes, pour revenir aux remparts, et effectuer la seconde boucle… je la ferai seul. Par conséquent, je ne bénéficie plus du drafting offert par la course en groupe. A moi de me battre avec mon chrono, seul dans ma tête.

Et il en sera ainsi sur les 25 prochains kilomètres…

Le parcours, tout autour de Vannes

Finalement, je finirai l’épreuve au sprint, à la 61e place sur 2000 concurrents. 12e dans ma catégorie d’âge de vieux croûtons de 39 piges.

3h13'20 — temps officiel
3h12'55 — temps Strava

Côté chrono, difficile de faire mieux dans les circonstances actuelles. Mais le fait d’avoir quasiment égalisé mon PB — sans réellement m’entrainer pour l’épreuve- témoigne d’une chose : ma condition physique globale s’est améliorée.

Alors… le Sub 3h : ce sera pour la prochaine fois !

#NeverGiveUp

Entrepreneur, Ecommerce & digital consultant — Sport passionate / Challenge lover

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